Et vous saviez que… les astronautes russes sont très superstitieux?

7 Oct

Pour :

  • Changer un peu de la traditionnelle conversation au sujet des bienfaits du trèfle à quatre feuilles, du fer à cheval et de la patte de lapin.
  • Commenter le dernier fait div’ au sujet de l’ISS (il y en a très régulièrement, donc ça tombe toujours bien).
  • Expliquer à votre enfant qui veut être astronaute quand il sera grand ce qui l’attend.

 

Voir un chat noir, briser un miroir, passer sous une échelle, pour certaines personnes, ce genre de choses porte malheur. Dans plusieurs métiers assez dangereux, les superstitions sont plus fréquentes. Forcément, quand on risque sa vie, ça ne peut pas faire de mal d’avoir quelques rituels grâce auxquels on pense avoir plus de chance de survivre. Et parmi ces métier, il y a celui d’astronaute ! Parce que quand on est assis dans une fusée avec une grosse dose de carburant sous les fesses, qui peut exploser au moindre problème, on préfère assurer ses arrières.

Les astronautes russes sont champions en matière de superstition. Si les astronautes américains, par exemple, se contentent de ne pas se couper les cheveux avant un départ dans l’espace, ou d’éviter de se serrer la main entre deux portes, les Russes, eux, ont un rituel aussi long que précis avant un décollage, qui vise à reproduire ce qu’à fait Youri Gagarine (le premier homme à avoir voyagé dans l’espace) avant son propre départ !

Et ce rituel commence la veille du décollage. Les astronautes doivent tout d’abord planter un arbre dans une allée prévue à cet effet. Puis, le soir, l’équipage regarde un vieux western en noir et blanc (très nul à ce qu’il paraît) et du début à la fin, comme Gagarine l’a fait à son époque.

Le lendemain matin, chaque astronaute signe la porte de la chambre dans laquelle il a dormi. Puis l’équipage prend un bus pour se rendre sur le lieu du décollage. Sur le trajet, le bus s’arrête pour que tous les astronautes urinent sur la roue arrière droite du véhicule. Je précise que les femmes ont le droit de verser une bouteille d’eau sur la roue en question, histoire de préserver le symbole et leur dignité. Une fois ce rituel observé à la lettre, l’équipage peut prendre son envol, direction l’espace. Et même si ces superstitions viennent des Russes, tous les astronautes partant de la base de Baïkonour, au Kazasthan, ont l’obligation de se plier également ce rituel.

Une autre bonne raison d’y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une carrière à la Neil Armstrong !

 

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V. P.

 

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Et vous saviez que… on peut réellement trouver des crocodiles dans les égouts de Paris?

7 Août

Pour :

  • Faire peur à vos enfants, en les menaçant de les abandonner dans les égouts s’ils ne sont pas sages pendant la visite intégrale du musée du Louvre.
  • Contredire ceux qui osent dire que les crocodiles dans les égouts, c’est une légende urbaine.
  • Épater votre nouvelle conquête que vous avez emmené au zoo ou à l’aquarium  (drôle d’idée en soit, mais passons).

Alligators, varans, iguanes, piranhas, pythons ou anacondas, nombreux sont les animaux sensés peupler les égouts, qu’ils soient parisiens ou non d’ailleurs (et là je parle des égouts, et non des animaux). S’il s’agit la plupart du temps de légendes urbaines, il se trouve que certaines bêtes se sont déjà retrouvées dans ces lieux hostiles, au risque de ressortir par la bonde de notre baignoire.

Mais ne dit-on pas que les légendes prennent racine dans la réalité? Pour ce qui est des serpents, rien n’a été prouvé, mais pour les crocodiles, c’est une autre histoire… En effet, en mars 1984, les pompiers de Paris ont été appelé par les égoutiers qui avaient découvert un crocodile d’un peu moins d’un mètre, tranquillement installé dans un coin. Après avoir ficelé la gueule du reptile (et oui ça mord, et fort!), les pompiers sortirent l’animal des égouts, l’arrachant honteusement à l’habitat qu’il avait certainement choisi avec amour et enthousiasme (si si). Personne n’a jamais su d’où venait réellement la pauvre bête, il est probable qu’elle était abandonnée par son propriétaire qui ne pensait pas qu’un crocodile n’est pas un simple chaton sans poils.

Baptisé Eleonore, le crocodile fut envoyé à l’aquarium de Vannes, à 500 kilomètres de Paris. Lui qui voulait visiter la capitale, c’était fichu. Aujourd’hui, Eleonore se contente de jeter des regards acerbes aux touristes qui viennent l’admirer. Avec ses 3 mètres de long et ses 250 kilos, elle se serait certainement sentie un peu à l’étroit au fond des égouts, mais il est de toute façon probable qu’elle n’y aurait pas survécu.

Moralité : Crocodile dans les égouts, prends tes jambes à ton cou (ou pas, en l’occurrence) !

Prochainement, un article sur les expressions étranges du genre « prendre ses jambes à son cou ».

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V. P.

Et vous saviez que… Ok est un peu l’ancêtre de Lol ?

5 Fév

Pour :

  • Réagir à n’importe quel propos contenant le mot « ok ».
  • Faire le malin en regardant Les visiteurs (vu le nombre de fois où Jacqouille hurle « OK?! », c’est vraiment de la mauvaise volonté si vous n’y arrivez pas).
  • Vous assurez une meilleure note à votre prochain examen en impressionnant votre professeur avec votre culture générale (et cela fonctionne quelque soit la discipline).
« Ok ». Sincèrement, combien de fois par jour utilisons-nous ce mot ? Nous l’écrivons, nous le disons, nous le pensons, il est partout. Plus de « d’accord », de « bien sûr » et de « tout à fait », juste deux lettres simples et efficaces. Serez-vous donc surpris d’apprendre que ce mot n’a que 173 ans ?
Ok n’était pas du tout utilisé en France avant la Seconde Guerre Mondiale. Lorsque les Américains ont débarqué en Normandie pour nous porter secours, chocolat et OK, ils ont changé le mode de vie de tous les Français.
Ce mot apparaît pour la première fois dans le Boston Morning Post en 1839, créé de toutes pièces par la rédaction qui s’amusait à inclure dans ses papiers des abréviations de toutes sortes (comme par exemple WOOOFC, pour « with one of our first citizens »). Ok était alors l’abréviation de « Oll Korrec », altération graphique de « all correct », équivalent du « all right » britannique. Ce tout petit mot, placé au milieu d’un long paragraphe a fait fureur.
Mais son succès a aussi été amplifié par les élections présidentielles de 1840, durant lesquelles Martin Van Buren, le président de l’époque, faisait campagne pour être réélu. Ses partisans le  surnommèrent « Old Kinderhook » (abrégé en OK) du nom de son village natal. Un club de soutien fut créé en 1840 à New York, sous le nom de « OK Club ». Malheureusement, de cette merveilleuse campagne ne reste que le mot « OK », puisque Van Buren n’a pas été réélu. Mais la mode des abréviations (qui perdure toujours, cf les incontournables « lol », « mdr » et autres « wtf ») a suffit à rendre notre OK chéri incontournable.
De nombreuses autres hypothèses ont été soulevées en ce qui concerne l’origine du mot OK, beaucoup plus romanesques certes que celle-ci, mais néanmoins fausses. Et oui, il faut s’y faire, l’origine des choses et des mots ne peut pas toujours être farfelue ! Cet article vous permettra toutefois de détromper les prétentieux qui penseront faire étalage de leur culture avec une de ces hypothèses erronées ! L’information insolite, c’est votre territoire, alors défendez-le ! Comme on dit chez nous, chacun chez soit et les hippopotames seront bien gardés.
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V.P

Dessin : C. B

Et vous saviez que… le poisson pêcheur mâle se greffe sur la femelle lors de l’accouplement ?

21 Jan

Pour :

  • Faire un commentaire intello en regardant Le monde de Nemo (et oui, encore !).
  • Intervenir dans une conversation barbante sur la pêche.
  • Enchaîner après l’annonce de la futur paternité/ maternité de l’un de vos proches  (surtout si vous êtes l’incasable de la bande).

Tout le monde (ou presque) a entendu parler du poisson pêcheur, même sans connaître son nom. Vous savez, ce gros poisson très moche avec de grandes dents et une antenne sur la tête surmontée d’une loupiote ? Voilà, c’est lui.
Le poisson pêcheur donc, vit à plus de 1000 m de profondeur, dans les abysses. Jusque-là, rien de formidable, des centaines d’animaux très bizarres habitent dans les profondeurs obscures de l’océan. Mais cette espèce a quelque chose de vraiment particulier : pour s’accoupler avec la femelle, le mâle, qui est dix fois plus petit qu’elle, s’accroche à sa dulcinée avec ses dents. En l’espace de quelques semaines, il fusionne avec la demoiselle et ce jusqu’à la fin de ses jours. Le sang de la femelle circule dans le corps du mâle, lui apportant ce dont il a besoin et les spermatozoïdes passent dans le corps de la femelle, dans l’autre sens.
Lors d’un voyage de presse à Océanopolis, à Brest, j’ai pu rencontrer Claire Nouvian,  une journaliste et réalisatrice passionnée par le monde des abysses. Elle a d’ailleurs créé une exposition et écrit un livre à ce sujet. C’est elle qui m’a parlé de ce poisson. Pour la petite anecdote, Claire m’a également raconté qu’en Nouvelle-Zélande, une femelle poisson pêcheur avait été pêchée, il y a quelques années. Chose surprenante (même pour un poisson pêcheur) : pas moins de 7 mâles étaient greffés sur elle ! Cette exploit lui a valut le surnom de « Madonna ». L’humour du néo-zélandais n’a d’égal que sa passion pour les moutons.
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V.P
Dessin : C. B
N. B : pour ceux qui ont bien suivi, je confirme que les poissons ne sont pas à la bonne échelle sur le dessin.

Et vous saviez que… les Gaulois ne mangeaient pas de sanglier ?

20 Jan

Pour :

  • Mettre fin aux clichés qui subsistent encore et toujours sur les Français et leurs ancêtres les Gaulois.
  • Briser le coeur d’un fan d’Uderzo et Goscinny.
  • Pousser des chasseurs immondes à cesser de tuer cette pauvre petite bête au regard si sympathique et lumineux qu’est le sanglier.

La plupart des bandes-dessinées d’Uderzo et Goscinny commençent par cette scène incontournable : Astérix et Obélix en route pour la chasse aux sangliers (jusqu’à ce qu’ils rencontrent a/un Romain, b/des Romains, c/un autre élément perturbateur qui les empêchera de manger, et c’est cette colère qui les pousse à chaque fois à se lancer dans des aventures plus pittoresques les unes que les autres… en gros ! ). Autre scène obligatoire : le banquet de fin d’histoire, pendant lequel on célèbre… on célèbre, c’est tout, n’importe quel prétexte est bon pour se goinfrer de sangliers rôtis. D’après les auteurs donc, le sanglier est l’alimentation principale des Gaulois. Et le problème, c’est que tous leurs lecteurs ont fini par assimiler cette information comme un fait. C’est là que je dis stop.

Non, les Gaulois ne mangeaient absolument pas de sanglier. Et oui, désolé de briser vos illusions d’enfants, mais ce charmant animal poilu ne faisait en aucun cas parti du régime alimentaire de base de nos ancêtres. Pour se nourrir de sanglier, il aurait fallut qu’ils aient le temps d’aller lui courir après à travers la forêt, comme le font les personnages de la BD. Mais nous sommes bien placé pour savoir qu’il est plus rapide de prendre ce qui se trouve à portée de main. Les Gaulois élevaient donc des cochons sauvages, qui ressemblaient un peu aux sangliers, à cause de leurs poils longs et foncés. Les véritables sangliers, quand à eux, n’étaient chassés que par les nobles, qui voyaient là-dedans une façon de s’occuper l’esprit tout en faisant du sport, un loisir donc.

Voilà, les BD nous mentent, c’est un fait (tout comme les dessins animés, voir l’article sur les poissons clowns).

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V. P

Dessin : C. B

Et vous saviez que… le pigeon voyageur est un moyen de communication à sens unique ?

3 Nov

Pour :

  • Détourner l’attention de vos parents qui veulent odieusement vous forcer à manger un pauvre petit pigeon sans défenses.
  • Rembarrer quelqu’un qui vous traite de pigeon.
  • Défendre la cause pigeonienne, parce qu’il faut bien l’admettre : les pigeons sont loin d’avoir la cote. 

De nombreux romans sur le Moyen-Age évoque les pigeons voyageurs et le rôle primordial qu’ils ont longtemps joué dans le merveilleux univers de la communication. Oui, le smartphone n’a pas toujours existé, aussi difficile que cela puisse paraître.

Il nous arrive souvent de plaisanter à ce sujet, en parlant du pigeon voyageur comme d’un moyen de communication semblable à l’email, au sms, ou la lettre, même si un tantinet plus lent. Mais contrairement à ce que l’on croit, cet oiseau ne peut faire passer des messages que dans un sens. Il est impossible d’envoyer un pigeon de Paris à Lyon avec un message, et de voir le même pigeon effectuer ce voyage ensuite en sens inverse.

Le pigeon voyageur appartient à une race particulière de pigeon, dont l’instinct est très développé. Une fois dressé, il est capable retourner à son pigeonnier, quel que soit l’endroit d’où il est relâché. S’il peut donc effectuer de nombreux trajets, il doit toujours être emmené dans un endroit  quelconque dans un premier temps, pour être ensuite renvoyé vers son pigeonnier.

C’est pour cette raison que les pigeons voyageurs étaient surtout utilisés pour communiquer dans les domaines de la guerre, de la politique et du commerce. Ils étaient emmenés lors des croisades, des échanges politiques ou commerciaux et renvoyés dans leur pigeonnier d’origine pour donner des nouvelles. Souvent, plusieurs pigeons partaient avec le même message, car il arrivait que certains oiseaux soient tués par des faucons.

Pendant la 1ère et la 2nde guerre mondiale, des milliers de pigeons voyageurs ont été utilisés : ils étaient plus difficiles à neutraliser pour l’ennemi que les télégrammes ou les messages radio. L’armée allemande avait d’ailleurs élevé des faucons spécialement pour poursuivre les pauvres pigeons français (sans métaphore aucune bien entendu) !

Aujourd’hui, s’il existe encore des colombophiles, le pigeon voyageur n’est plus vraiment un outil de communication… Peut-être reviendra t-il un jour à la mode dans un soucis d’écologie, mais il faudrait qu’il apprenne quand même à voyager dans les deux sens !

V.P

Et vous saviez que… il existe un « tourisme noir » ?

21 Oct

Pour :

  • Plomber l’ambiance lors du départ en vacances de vos amis, quand vous restez seul(e) en ville.
  • Détendre l’atmosphère après une conversation sur la magie noire.
  • Vous intégrer dans un groupe de gothiques.

Mémorial des attentats du 11 septembre 2001,          à New York

Ground zero à New York, le cimetière du père Lachaise à Paris, Auschwitz en Pologne ou encore le musée de la paix à Hiroshima, toutes ces destinations reçoivent chaque années la visite de milliers de personnes. Des touristes viennent s’y recueillir, s’informer ou simplement voir de leurs propres yeux des endroits témoins d’évènements tragiques. Mais il faut savoir que ce type de tourisme porte un nom : le thanatourisme.

Pour les obsédés de l’étymologie, « thana » vient de « thanatos » qui est, dans la mythologie grecque, la personnification de la mort. « Tourisme » vient du français « tourisme », signifiant « Activité d’une personne qui voyage pour son agrément, visite une région, un pays, un continent autre que le sien, pour satisfaire sa curiosité, son goût de l’aventure et de la découverte, son désir d’enrichir son expérience et sa culture. » Si l’on veut caricaturer, le thanatourisme est le fait pour une personne de voyager à travers  le monde pour satisfaire son amour du glauque.

Pour la petite info bonus, nos sympathiques voisins britanniques appellent cette forme de tourisme le « grief tourism », littéralement « le tourisme du chagrin ». Pour eux, le thanatourism est une forme extrême de grief tourism.

Cette forme de tourisme est étudiée à l’université de Lancashire depuis 2005 au sein du pôle « dark tourism », créé spécialement dans ce but. Plusieurs chercheurs travaillent sur ce qui peut pousser certaines personnes à se rendre sur les lieux de tragédies telles qu’Hiroshima ou Ground zero. Pour eux, ces endroits permettent aux touristes de s’interroger sur la mort et d’éprouver de la compassion pour les victimes de ces évènements. Ces scientifiques considèrent que le thanatourisme n’a rien de nouveau : selon eux, les exécutions publiques du Moyen-Age étaient déjà une forme de tourisme noir.

Alors si vous souhaitez pimenter un peu vos prochaines vacances, je vous conseille ce site (en anglais) qui regroupe toutes les destinations pour les amateurs de squelettes et de morbide ! Les prisons, les lieux d’assassinat, et les sépultures n’auront plus de secrets pour vous !

A consommer avec modération.

Camp d’extermintation d’Auschwitz Birkenau,        en Pologne

V. P

Et vous saviez que… la seiche Sepia Plangon se travestit pour mieux draguer ?

5 Août

Pour :

  • Donner des conseils de séduction à votre meilleur ami qui est incapable de se trouver une copine.
  • Voler la vedette à votre collègue vantard (et oui, encore lui !) qui raconte pour la énième fois ses vacances dans les Caraïbes.
  • Impressionner la fille/le garçon de vos rêves par votre savoir encyclopédique sur les techniques de séduction des animaux.

C’est bien connu : la séduction est un art délicat qu’il faut manier avec précaution. Et il en va de même pour les animaux, au moins tout le monde est logé à la même enseigne, il n’y a pas de raison. Chacun fait donc ce qu’il peut pour séduire le sexe opposé, et certains sont plus inventifs que d’autres. La seiche Sepia plangon par exemple, a une technique particulièrement travaillée.

Cette animal à l’apparence disgracieuse est capable de changer de couleur pour se travestir. Mais il a été observé que pour séduire une femelle, le mâle ne change qu’à moitié de couleur : la partie de son corps qui se trouve du côté de la femelle reste comme elle est, tandis que l’autre moitié imite les motifs et la couleur de la femelle. Pourquoi cet étrange manège ? Tout simplement pour éviter les éventuels concurrents. Si un autre mâle s’approche, le séducteur lui montre son côté imitant les couleurs d’une femelle. Ainsi, l’autre mâle croit voir deux femelles ensembles, et n’imagine pas avoir à faire à un concurrent, qu’il serait alors obligé d’affronter. Mais en même temps, le mâle séducteur présente à la femelle son autre côté, qui conserve ses couleurs d’origine, pour montrer sa virilité.

Vous savez ce qu’il vous reste à faire si une femme vous plait : travestissez la moitié de votre corps, et les autres hommes ne verront pas en vous un concurrent potentiel. Ou alors ils essaieront de vous séduire, mais on ne peut pas tout avoir.

Le mâle est à droite, on distingue bien ses deux côtés aux motifs différents.

V.P

Et vous saviez que… il existe une araignée qui vit sous l’eau ?

18 Juil

Pour :

  • Occuper l’esprit de quelqu’un qui panique à la vue d’une inoffensive petite araignée, le temps de chasser la bête.
  • Faire une réflexion intellectuelle alors que vous regardez le second volet d’Harry Potter (où n’importe quel film avec une araignée géante et menaçante).
  • Avoir une répartie aussi magnifique qu’inattendue quand on vous traite de cloche.

On la craint, on la redoute, on la trouve repoussante, c’est elle, la seule, l’unique… (roulement de tambour) araignée ! Je reconnais qu’au premier abord, cette bestiole n’est pas vraiment sympathique. Mais la première impression n’est pas toujours la bonne, comme dirait l’autre, et si on apprend à la connaître, cette petite bête peut être tout à fait charmante (si si).

Au début de l’année à Paris, vous êtes peut-être allé voir l’exposition « Au fil des araignées » au musée du jardin des plantes. Moi en tout cas, j’y suis allé pour un article sur le métier d’arachnologue, et, même si j’ai été au bord de la crise de panique tout le long de ma visite, j’ai pu découvrir des tas de choses passionnantes sur les araignées. À un endroit, on pouvait par exemple observer une splendide mygale (la même que dans « Un indien dans la ville »), et même toucher une de ses mues… Bon, là, je me suis dégonflée, et je suis donc partie à la découverte d’un petit spécimen moins velu et moins volumineux (ou velu-mineux ahaha).

C’est alors que j’ai « rencontré » cette araignée qui vit sous l’eau. Car si de nombreuses espèces apprécient les endroits humides, une seule est véritablement aquatique : l’Argyronète. Pour respirer, elle tisse une sorte de cloche avec ses fils, sous l’eau, en l’accrochant à des algues. Puis elle y amène des bulles d’air capturées à la surface, qu’elle renouvelle tous les trois ou quatre jours. C’est dans cet abri que l’Argyronète vit, dort, mange, s’accouple, et élève ses petits. Et l’hiver, elle reste dans sa cloche, bien au chaud !

Lorsqu’elle plonge, cette petite araignée peut aussi respirer grâce aux bulles d’air emprisonnées dans ses soies, qui forment une sorte d’enveloppe d’air autour de son corps. Cela lui donne une couleur argentée, d’où son nom : Argyroneta Aquatica Clerck (oui tout ça) !
La nature est vraiment fascinante non? (et je vous autorise à utiliser cette phrase de conclusion avec le reste !)
V.P
Dessin : C.B

Et vous saviez que… le nom de Teddy Bear vient du président Théodore Roosevelt ?

10 Juil

Pour : 

  • Raconter une histoire originale à votre enfant avant qu’il s’endorme (et s’il trouve ça ennuyeux, il s’endormira encore plus rapidement).
  • Vous occuper pendant une partie de chasse à laquelle on vous a obligé à participer.
  • Détendre l’atmosphère lors d’un débat houleux sur les élections présidentielles américaines.

Kiki, Nounours, ou Charles-Hubert, si aujourd’hui, nos ours en peluche portent des noms assez extravagants, ils appartenaient autrefois tous à la grande communauté Teddy Bear. On pourrait d’ailleurs presque parler d’un nom d’espèce, mais il s’agit d’un autre débat (et peut-être d’un autre article, pourquoi pas).

Bref, les origines de cette charmante peluche au poil soyeux et au regard taquin (si si j’insiste, au regard taquin) demeurent un peu floues quand au nom précis de son premier fabricant. Mais il existe toutefois une anecdote sur le nom « Teddy Bear » made in America, tout à fait cohérente.

En 1902, ce cher Theodore Roosevelt, Teddy pour les intimes, était en pleine partie de chasse au fin fond du Mississippi. Là encore, les versions ne sont pas toutes les mêmes (décidément), mais toujours est-il qu’un ours pointa le bout de son nez, et se retrouva en fâcheuse posture. En gros, il allait se faire tirer dessus, histoire de rentabiliser la partie de chasse présidentielle, et puis un président qui rentre de la chasse bredouille, c’est vraiment pas classe.

Mais ce bon vieux Teddy avait un coeur gros comme ça, et il fut pris de pitié pour ce pauvre petit ours si mignon, au regard si attendrissant (si si, l’ours a un regard attendrissant). Il refusa donc de le tuer, et le laisser repartir à sa petite vie d’ours, histoire qu’il aille se faire tuer par un autre que lui.

Évidemment, cette histoire a immédiatement été reprise dans la presse, et de nombreuses caricatures ont été faites au sujet de cette histoire. Par la suite, le créateur de l’ours en peluche (dont je ne donnerais pas le nom, car 2 versions existent à ce sujet, et aucune des deux n’a pu être vérifiée avec certitude) a décidé de donner à sa création le nom de Teddy Bear, ou « Ours de Teddy ».

Et aujourd’hui en exclusivité, une info bonus : teddy bear a fini par devenir un nom commun, procédé qu’on appelle une antonomase dans le jargon littéraire (lorsqu’un nom propre devient un nom commun, on donne d’ailleurs plus souvent l’exemple d’Harpagon que de Teddy Bear, mais ceci est un autre débat).

V.P

Dessin : C.B